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Frais d'agence location 2026 : plafonds ALUR, calcul et répartition

Plafonds revalorisés pour la première fois depuis 2014 : 12,10 € / 10,09 € / 8,07 €/m² selon la zone, 3,03 €/m² pour l'état des lieux. Qui paie quoi, comment vérifier votre facture, quels recours contre un abus.

La rédaction· Contrat-de-location.com
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Loi ALUR 24 mars 2014Arrêté du 13 nov. 20253 zones couvertes100 % gratuit
📰 Nouveauté 2026 :première revalorisation des plafonds depuis 11 ans. L'indexation sur l'IRL est désormais actée par arrêté (13 novembre 2025). Les plafonds évolueront chaque année à la hausse comme à la baisse, sans nécessiter une nouvelle loi.

Une candidate visite un studio parisien, remplit un dossier, signe le bail, et reçoit de l'agence une facture de 650 € pour 21 m². Est-ce normal ? Un bailleur qui mandate une agence pour mettre en location un appartement en banlieue lyonnaise demande quelle part il devra lui-même supporter. Un locataire découvre que l'agence lui réclame des « frais de dossier » de 150 € qui ne figurent sur aucune des quatre prestations ALUR. Dans les trois cas, le réflexe est le même : ouvrir la loi, vérifier la zone, multiplier par la surface, comparer. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les plafonds ont changé — pour la première fois en onze ans. Ce guide explique les nouveaux chiffres, les règles méconnues, et les recours en cas de dépassement.

En résumé :depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la part des frais d'agence à la charge du locataire est plafonnée à 12,10 €/m² en zone très tendue, 10,09 €/m² en zone tendue, 8,07 €/m² ailleurs, auxquels s'ajoutent 3,03 €/m² pour l'état des lieux d'entrée si l'agence le réalise. Ces plafonds ne s'appliquent qu'à 4 prestations limitativement définies. Tous les autres frais (annonce, entremise, gestion) sont à la charge exclusive du bailleur.

L'essentiel en 30 secondes

Trois chiffres à retenir pour 2026. Multipliez chacun par la surface habitable du logement (au sens de la loi Boutin) pour obtenir la part maximale facturable au locataire :

  • Zone très tendue (Paris + 76 communes IDF) : 12,10 €/m². Avec EDL par l'agence : 15,13 €/m² au total.
  • Zone tendue (1 149 communes, 28 agglomérations) : 10,09 €/m². Avec EDL : 13,12 €/m².
  • Zone non tendue (reste du territoire) : 8,07 €/m². Avec EDL : 11,10 €/m².

Exemple rapide : un 40 m² en zone tendue donne un plafond de 40 × 10,09 = 403,60 € pour la mise en location, plus 40 × 3,03 = 121,20 € si l'agence fait l'état des lieux d'entrée. Soit un maximum de 524,80 € pour la part locataire. Toute somme supérieure est nulle.

Les plafonds 2026 par zone

La France est divisée en trois zones par le décret n° 2014-890 du 1ᵉʳ août 2014. Le plafond varie selon la tension du marché locatif local.

Zone très tendue (zone A bis) : la plus restrictive, correspond à Paris et 76 communes d'Île-de-France listées par l'arrêté du 1ᵉʳ août 2014 (NOR ETLL1417102A). Attention à la distinction avec la zone A (qui est plus large et sert pour d'autres dispositifs fiscaux comme le Pinel). Plafond 2026 : 12,10 €/m² TTC pour la mise en location, soit une augmentation de 0,87 % par rapport aux 12 € applicables entre 2014 et 2025.

Zone tendue : définie par le décret n° 2013-392 du 10 mai 2013 modifié. Elle couvre environ 1 149 communes dans 28 agglomérations où le marché locatif est structurellement déséquilibré : Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille, Nantes, Toulouse, Montpellier, Strasbourg, Nice, Rennes, Annecy, Bayonne et le Pays Basque, la Corse, etc. Plafond 2026 : 10,09 €/m² TTC.

Zone non tendue : toutes les communes non listées dans les deux zones précédentes. Plafond 2026 : 8,07 €/m²TTC. C'est de loin la zone géographique la plus étendue en surface, couvrant les zones périurbaines et rurales.

Pour vérifier votre zone, consultez l'outil officiel de Service-Public.fr (recherche par commune ou code postal) ou la page dédiée de l'ANIL. La liste est mise à jour périodiquement : des communes peuvent entrer ou sortir d'une zone selon l'évolution du marché local.

Qui paie quoi précisément

La loi ALUR a tranché une question auparavant confuse : quelles prestations peuvent être facturées au locataire, et lesquelles restent à la charge exclusive du bailleur. La réponse tient en deux listes.

À la charge exclusive du bailleur(l'agence ne peut rien réclamer au locataire) :

  • La rédaction et la diffusion de l'annonce de location.
  • L'entremise et la mise en relation avec les candidats (recherche, tri initial).
  • La gestion locative (encaissement des loyers, édition des quittances, révisions IRL, régularisation de charges).
  • Le traitement des impayés et le contentieux.
  • Les diagnostics immobiliers obligatoires (DPE, ERP, amiante, plomb, etc.).
  • L'éventuelle assurance loyers impayés (GLI) souscrite par le bailleur.

Prestations partageables(plafond appliqué à la part locataire, le bailleur paie au moins autant) :

  • Les visites du logement.
  • La constitution du dossier du candidat locataire.
  • La rédaction du bail et de ses annexes.
  • L'état des lieux d'entrée (plafond séparé).

Le bailleur peut toujours choisir de prendre à sa charge l'intégralité des frais, même ceux qui pourraient légalement être partagés. L'inverse — demander plus au locataire qu'au bailleur, ou plus que le plafond — est strictement interdit.

Les 4 prestations partageables

Le législateur a énuméré limitativement les quatre prestations dont le coût peut être partagé avec le locataire. Aucune autre prestation ne peut être facturée au titre du plafond ALUR, même si l'agence y consacre du temps effectif.

1. L'organisation des visites. Prise de rendez-vous avec les candidats, accompagnement physique lors de la visite, présentation du logement et du quartier. Cette prestation inclut la gestion des demandes multiples et la sélection préalable.

2. La constitution du dossier. Collecte des pièces, vérification de leur validité, analyse de la solvabilité, contrôle de la cohérence des éléments fournis. La liste des pièces exigibles est strictement limitée par le décret n° 2015-1437.

3. La rédaction du bail. Établissement du contrat et de ses annexes : notice d'information, état des lieux d'entrée, inventaire du mobilier pour un meublé, diagnostics, cautionnement éventuel. L'agence doit produire un document conforme au type de bail (vide, meublé, mobilité, étudiant).

4. L'état des lieux d'entrée. Seule prestation qui échappe à la règle des 3 prestations cumulatives : elle peut être facturée indépendamment des trois autres, et fait l'objet d'un plafond séparé de 3,03 €/m². Détails en section 6.

La règle des 3 prestations cumulatives

Point juridique important et largement méconnu : pour pouvoir facturer des frais de mise en location au locataire, l'agence doit avoir effectivement réalisé les trois prestations cumulativement : visites et constitution du dossier etrédaction du bail. Une seule prestation isolée n'ouvre aucun droit à facturation.

Exemple concret : un candidat visite un logement avec l'agence, mais finit par le louer directement auprès du bailleur qui gère ensuite la rédaction du bail lui-même. L'agence a bien effectué les visites, mais n'a ni constitué le dossier ni rédigé le bail. Elle ne peut pasfacturer au locataire au titre de la mise en location, même si elle a consacré du temps aux visites. Ce temps est à la charge du bailleur exclusif (dans le cadre d'une prestation d'entremise non partageable).

Cette règle découle de l'article 5-I de la loi du 6 juillet 1989 (rédaction issue de la loi ALUR). Elle est cumulative stricte : deux prestations sur trois ne suffisent pas. En pratique, elle permet de faire invalider toute facturation « proportionnelle » qu'une agence tenterait d'opérer quand elle n'a pas été de bout en bout dans la transaction.

Pièges fréquents : une agence qui a seulement publié une annonce et organisé quelques visites ne peut rien réclamer si le bail a été signé ailleurs. Un agent qui n'a pas participé à la rédaction du bail (signature via un notaire ou un autre intermédiaire) perd également le droit de facturer. À vérifier systématiquement avant d'accepter une facture.

L'état des lieux : plafond unique national

L'état des lieux d'entrée réalisé par l'agence bénéficie d'un régime à part. Son plafond est unique et national : 3,03 €/m² TTC pour la part locataire, quelle que soit la zone géographique. Plus simple que les plafonds de mise en location, plus lisible aussi — utile puisque les litiges sur l'état des lieux sont nombreux.

Caractéristique particulière : l'EDL peut être facturé seul, sans mise en location associée. Si un bail est signé de particulier à particulier mais que les parties préfèrent confier l'état des lieux à un professionnel, l'agence peut intervenir uniquement sur ce poste, dans la limite de 3,03 €/m².

Alternatives :

  • État des lieux amiable entre bailleur et locataire, sans intervention de tiers. Aucun fraisdans ce cas. Le document est rédigé conjointement, signé en deux exemplaires. C'est la solution la plus économique et souvent la plus rapide.
  • Constat par commissaire de justice (ex-huissier) en cas de désaccord. Les honoraires suivent un barème réglementaire ; ils sont partagés à 50/50entre bailleur et locataire. Cette solution est la plus probante en cas de contentieux ultérieur, le constat d'huissier faisant foi jusqu'à preuve contraire.
Le plafond de 3,03 €/m² s'applique à la part locataire. Le bailleur peut supporter un coût supérieur au titre de son mandat de gestion avec l'agence ; c'est son affaire. Pour le locataire, le contrôle est simple : surface × 3,03 €.

La règle de partage équitable

La loi ALUR a introduit une règle cardinale qui se superpose au plafond en €/m² : la part locataire ne peut jamais excéder la part bailleur. C'est un second plafond, plus subtil mais tout aussi contraignant.

Part locataire ≤ min(plafond €/m² × surface, part bailleur)

Exemple 1 : un mandat de gestion prévoit 500 € d'honoraires de mise en location pour un 40 m² en zone tendue. Le plafond réglementaire est de 403,60 € (40 × 10,09 €). Mais la règle de partage équitable impose que la part locataire ≤ part bailleur. Si l'agence facturait 403,60 € au locataire, le bailleur n'aurait plus que 96,40 € à sa charge — moins que le locataire, ce qui est interdit. Le locataire paiera donc au maximum 250 € (50 % × 500 €).

Exemple 2 : un mandat prévoit 900 € d'honoraires pour un 40 m² en zone très tendue. Le plafond réglementaire est de 484 € (40 × 12,10 €). La règle de partage impose que la part locataire ≤ la part bailleur, soit au plus 450 € (50 % × 900 €). Mais cette fois, les 450 € sont inférieurs au plafond de 484 €, donc autorisés. Locataire : 450 €. Bailleur : 450 €.

En pratique, la part locataire est donc toujours limitée au plus petit des deux : le plafond ALUR ou la moitié des honoraires totaux. Cette règle protège le locataire contre les mandats très élevés où le plafond serait atteint mais où le partage resterait déséquilibré.

Calcul pratique avec exemples

Trois cas concrets pour ancrer les calculs avec les plafonds 2026.

Cas n° 1 : studio 22 m² à Paris. Zone très tendue. Plafond mise en location : 22 × 12,10 = 266,20 €. Avec état des lieux par l'agence : 22 × 3,03 = 66,66 €. Total maximum part locataire : 332,86 €. Une facture de 400 € serait illégale de 67,14 €.

Cas n° 2 : T3 65 m² à Lyon. Zone tendue. Plafond mise en location : 65 × 10,09 = 655,85 €. Avec EDL : 65 × 3,03 = 196,95 €. Total maximum : 852,80 €. Une facture de 1 200 € serait illégale de 347,20 €, récupérables dans les 5 ans suivant le paiement.

Cas n° 3 : maison 90 m² en province (zone non tendue). Plafond mise en location : 90 × 8,07 = 726,30 €. Avec EDL : 90 × 3,03 = 272,70 €. Total maximum : 999 €. À noter : même en zone non tendue, les plafonds restent contraignants pour les grandes surfaces.

Notre calculateurautomatise ces opérations et permet aussi de vérifier la conformité d'une facture reçue : il suffit de saisir le montant réclamé pour obtenir immédiatement un verdict et, en cas de dépassement, le montant exact récupérable.

La revalorisation de 2026 expliquée

Onze ans sans bouger. Entre 2014 et 2025, les plafonds sont restés strictement identiques (12 / 10 / 8 €/m²), malgré l'inflation cumulée qui dépassait 15 % sur la période. Les organisations professionnelles — UNIS, FNAIM, SNPI — réclamaient une revalorisation depuis plusieurs années. Le Conseil d'État, saisi en mai 2025, a confirmé que le pouvoir réglementaire pouvait procéder à une révision sans attendre une nouvelle loi.

Le gouvernement a agi en deux temps. L'arrêté du 17 juillet 2025 (NOR ATDL2515648A) a posé les principes d'une indexation sur l'IRL (indice de référence des loyers), avec une limite : uniquement à la hausse. L'arrêté du 13 novembre 2025a rectifié cette condition en supprimant la limitation à la hausse : désormais, les plafonds peuvent évoluer chaque année en plus ou en moins selon la variation de l'IRL entre le 3ᵉ trimestre d'une année et le 3ᵉ trimestre suivant.

Pour 2026, la variation IRL T3 2024 → T3 2025 a été de +0,87 %, donnant les nouveaux plafonds : 12,10 € (au lieu de 12), 10,09 € (au lieu de 10), 8,07 € (au lieu de 8), et 3,03 € pour l'EDL (au lieu de 3). Ces plafonds s'appliquent aux baux signés à partir du 1ᵉʳ janvier 2026. Les baux antérieurs restent soumis aux anciens plafonds, mais toute prestation nouvellement facturée à un locataire déjà en place (par exemple un avenant) suit les nouveaux plafonds.

Perspective :l'indexation annuelle est désormais mécanique. Chaque fin d'année, les nouveaux plafonds applicables au 1ᵉʳ janvier suivant seront connus dès la publication de l'IRL du T3 (mi-octobre). Ce calculateur sera mis à jour en conséquence ; la logique est stable pour les années à venir.

Sanctions et recours contre les abus

Toute facture qui dépasse les plafonds ALUR est nulle pour le surplus(art. 5-I loi 89-462). Le caractère d'ordre public de la règle rend inopérants tous les contournements possibles : clause du mandat, accord verbal, consentement du locataire au moment de la signature. La somme trop-perçue est intégralement récupérable, sans avoir à démontrer un préjudice.

Procédure type :

  1. Demande écrite à l'agence : courrier simple ou email exposant le calcul du dépassement et demandant le remboursement. Joindre le décompte précis (l'outil permet de le copier).
  2. Mise en demeure par LRAR si silence ou refus sous 15 jours. Rappeler les textes (art. 5-I loi 89-462, arrêté du 13 novembre 2025), joindre les pièces, fixer un délai de 15 jours supplémentaires pour régularisation. Modèle disponible : mise en demeure gratuite.
  3. Signalement à la DGCCRF ou à la DDPP. Procédure gratuite, en ligne ou par courrier, à l'antenne départementale. L'administration peut déclencher un contrôle et infliger une amende administrative à l'agence.
  4. Médiateur de la consommation. Beaucoup d'agences sont rattachées à un médiateur agréé. La saisine est gratuite et permet souvent une solution amiable en 2 à 3 mois.
  5. Tribunal judiciaireen dernier recours. L'action civile en remboursement se prescrit par 5 ans à compter du paiement. La procédure peut être portée devant le juge des contentieux de la protection pour les montants jusqu'à 10 000 €.
Les cartes professionnellesdes agents immobiliers sont délivrées par les chambres de commerce et d'industrie, et peuvent être retirées en cas de manquements graves répétés. Les signalements DGCCRF/DDPP alimentent ce contrôle — ne pas hésiter à les utiliser.

Cas particuliers

Tous les types de location ne sont pas soumis au plafond ALUR. Distinction nette à garder en tête pour éviter les confusions.

  • Bail d'habitation vide(résidence principale) : plafond ALUR applicable.
  • Bail meublé(résidence principale) : plafond ALUR applicable. Article 25-6 loi 89-462 renvoie aux mêmes règles.
  • Bail étudiant 9 mois meublé : plafond ALUR applicable (régime du meublé).
  • Bail mobilité : plafond ALUR applicable. Article 25-14 loi 89-462 renvoie aux mêmes règles de frais.
  • Location saisonnière (Code du tourisme, art. L. 324-1-1) : aucun plafond. Les frais sont libres, encadrés uniquement par le droit de la consommation pour les pratiques commerciales déloyales.
  • Bail commercial 3-6-9 : aucun plafond. Les honoraires se négocient librement dans le mandat, usage courant 15 à 20 % du loyer annuel HT.
  • Bail professionnel (professions libérales) : aucun plafond. Négociation libre.
  • Location de particulier à particulier sans intermédiaire : aucun frais. Aucun professionnel n'est intervenu, la loi Hoguet ne s'applique pas. Le bail peut être généré en ligne ou rédigé par les parties.
  • Vente immobilière : aucun plafond légal. Les honoraires d'agence sont librement négociés, usage entre 3 et 6 % du prix de vente selon la région et le bien.
Pitch commercial honnête : pour une location de particulier à particulier, aucun frais d'agence n'est possible. Notre générateur de bail à 5 €produit un document conforme à la loi ALUR avec annexes et notice d'information — soit plusieurs centaines d'euros d'économie comparé à une mise en location en agence.

Questions fréquentes

Les plafonds ont-ils augmenté en 2026 ?

Oui, pour la première fois depuis 2014. Les arrêtés du 17 juillet 2025 et du 13 novembre 2025 ont acté une indexation sur l'évolution de l'IRL entre le 3ᵉ trimestre 2024 et le 3ᵉ trimestre 2025, soit +0,87 %. À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, les plafonds passent donc à 12,10 €/m² en zone très tendue (contre 12 € auparavant), 10,09 €/m² en zone tendue (contre 10 €) et 8,07 €/m² ailleurs (contre 8 €). L'état des lieux suit la même indexation : 3,03 €/m² contre 3 € précédemment. L'indexation est désormais annuelle.

Comment savoir si ma commune est en zone tendue ?

Trois zones coexistent. La zone très tendue (zone A bis) compte Paris et 76 communes d'Île-de-France, listées par l'arrêté du 1ᵉʳ août 2014 (plafond 12,10 €/m²). La zone tendue regroupe 1 149 communes dans 28 agglomérations définies par le décret n°2013-392 du 10 mai 2013 (plafond 10,09 €/m²) : grandes métropoles régionales, bassins touristiques, Corse. Le reste du territoire est en zone non tendue (plafond 8,07 €/m²). Service-Public.fr propose un simulateur gratuit pour vérifier par code postal.

L'agence peut-elle me facturer plus si mon dossier est complexe ?

Non. Le plafond ALUR est un maximum d'ordre public, applicable quelle que soit la complexité réelle du dossier. Aucune clause du bail, aucun mandat, aucun accord particulier ne peut y déroger. Une agence qui réclame davantage au motif d'un travail supplémentaire (vérifications approfondies, traduction de documents étrangers, etc.) viole l'article 5-I de la loi du 6 juillet 1989. La somme trop-perçue est intégralement récupérable par le locataire pendant 5 ans.

Et si je signe directement avec un particulier sans agence ?

Aucun frais d'agence ne peut vous être réclamé. Le plafond ALUR ne s'applique qu'aux professionnels de l'immobilier soumis à la loi Hoguet. Un particulier bailleur qui loue directement à un particulier locataire ne peut pas facturer de frais au titre de la mise en location. Seuls les frais liés au bail lui-même peuvent être partagés (rédaction par un tiers s'il y en a un), mais aucune « commission » n'est possible. Un bail conforme peut être généré en ligne pour 5 €.

Que comprend exactement la "mise en location" ?

La mise en location regroupe trois prestations limitativement définies par la loi : l'organisation des visites, la constitution et l'étude du dossier candidat, et la rédaction du bail. Ces trois prestations doivent être réalisées cumulativement par l'agence pour qu'elle puisse en facturer tout ou partie au locataire. Si l'une manque (par exemple un bail signé sans intervention de l'agence), aucune facturation au locataire n'est possible, même si l'agence a bien fait visiter le logement.

L'état des lieux est-il obligatoirement fait par l'agence ?

Non, il peut être réalisé à l'amiable directement entre le bailleur et le locataire, sans frais. L'intervention de l'agence n'est pas obligatoire. Si elle est sollicitée, le plafond de 3,03 €/m² s'applique pour la part locataire. En cas de désaccord entre les parties, un commissaire de justice (ex-huissier) peut dresser un constat ; ses honoraires sont alors partagés à 50/50 entre bailleur et locataire, selon un barème fixé réglementairement.

Comment me faire rembourser si l'agence a dépassé le plafond ?

Procédure progressive. D'abord, une demande écrite simple à l'agence avec le calcul du trop-perçu (l'outil permet de copier le décompte). Sans réponse sous 15 jours, une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception est la prochaine étape. Si le refus persiste, saisine de la DGCCRF ou de la DDPP de votre département (gratuit), puis médiateur de la consommation. En dernier recours, tribunal judiciaire. La prescription de l'action civile est de 5 ans à compter de la date du paiement.

Les frais sont-ils les mêmes en bail meublé et bail mobilité ?

Oui. Les plafonds ALUR s'appliquent indistinctement aux baux d'habitation vides, aux baux meublés de résidence principale, aux baux étudiants de 9 mois et aux baux mobilité. Seules les locations saisonnières (relevant du Code du tourisme), les baux commerciaux, les baux professionnels et les ventes immobilières échappent à ces plafonds. Pour les HLM, des règles particulières s'appliquent via le code de la construction et de l'habitation.

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Mise en demeure gratuite prête à envoyer.

En cas de facturation abusive, notre modèle de lettre de mise en demeure intègre les bonnes références légales (art. 5-I loi 89-462, arrêté du 13 novembre 2025) et le calcul du trop-perçu. PDF et Word, prêts pour envoi en LRAR.

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