Outil gratuit · Barème 2026 · Art. 150 U & 1609 nonies G CGI

Calculateur de plus-value immobilière : guide complet 2026

Combien d'impôt sur la plus-value lors de la revente ? IR à 19 %, prélèvements sociaux à 17,2 %, abattements pour durée de détention, surtaxe sur les plus-values élevées — notre calculateur applique le barème officiel du CGI et vous donne le montant net après impôt.

La rédaction· Contrat-de-location.com
Lancer le calculateur →
Barème 2026Abattements IR & PSSurtaxe progressive100% gratuit

Le jour de la vente, le notaire sort sa calculette et annonce un chiffre. Souvent, c'est une surprise. Pour un bien détenu vingt ans, vendu avec une plus-value de 80 000 €, l'impôt peut varier de zéro à plus de 10 000 € selon trois paramètres : la nature du bien, la durée de détention et les travaux déductibles. Autant dire que connaître à l'avance ce qui vous attend change tout — cela permet de choisir le bon moment pour vendre, d'optimiser les frais déductibles, et parfois d'attendre quelques années pour bénéficier d'une exonération plus favorable. Ce guide détaille méthodiquement le calcul, avec exemples chiffrés et règles d'arbitrage.

En résumé :la plus-value immobilière est la différence entre le prix de vente et le prix d'achat corrigé (frais + travaux), taxée à 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux (art. 200 B CGI). Des abattements progressifs réduisent l'impôt jusqu'à une exonération complète après 22 ans (IR) et 30 ans (PS). Au-delà de 50 000 € de plus-value imposable, une surtaxe de 2 à 6 % s'ajoute (art. 1609 nonies G CGI). La résidence principale est totalement exonérée, quelle que soit la durée.

Qu'est-ce qu'une plus-value immobilière ?

La plus-value immobilière est le gain réalisé lors de la revente d'un bien, lorsque le prix de cession dépasse le prix d'acquisition corrigé. Ce régime des particuliers, codifié aux articles 150 U à 150 VD du Code général des impôts, concerne la quasi-totalité des ventes immobilières entre particuliers, hors activités professionnelles régies par les BIC ou BNC.

La mécanique est celle d'un prélèvement à la source : le notaire calcule l'impôt le jour de la vente, le retient directement sur le prix et le reverse à l'administration. Le vendeur encaisse le solde. Cette automatisation explique pourquoi beaucoup de vendeurs découvrent le montant de leur impôt au moment de la signature — alors même qu'il aurait pu être anticipé à plusieurs milliers d'euros près dès la mise en vente.

À ne pas confondre avec deux autres régimes. La plus-value mobilière (actions, SCPI cotées, crypto-actifs) suit un régime distinct, en général le prélèvement forfaitaire unique de 30 %. La plus-value professionnelle(marchand de biens, SCI à l'IS, LMNP professionnel) relève des BIC ou BNC avec des règles très différentes — plus lourdes généralement, mais avec d'autres mécanismes d'amortissement.

Pour mesurer la performance complète d'un investissement locatif, la plus-value à la revente doit être analysée en parallèle avec la rentabilité annuelle. Consultez notre calculateur de rentabilité locativepour le versant achat : ensemble, ils donnent le TRI complet de l'opération.

Les biens concernés (et ceux exonérés)

Sont soumis au régime de droit commun :

  • Résidences secondaires et logements de vacances ;
  • Biens locatifs donnés en location nue ou meublée (hors LMNP professionnel) ;
  • Logements vacants ou laissés inoccupés ;
  • Terrains à l'exception des terrains à bâtir dans certains cas d'abattement exceptionnel pour logement social ;
  • Parts de SCI ou de SCPI non cotées, selon la quote-part d'immeuble détenue.

Bénéficient d'une exonération totale ou partielle :

  • La résidence principale(art. 150 U II 1° CGI) — exonération totale, sans condition de durée ni de montant. La seule exigence : que le bien constitue effectivement la résidence habituelle à la date de la vente.
  • Les ventes inférieures à 15 000 € — seuil par bien et par vendeur, rarement atteint en pratique mais utile pour certaines cessions de petits terrains ou garages.
  • La première cession d'un logement autre que la résidence principale, à condition de remployer le produit de la vente dans l'acquisition d'une résidence principale dans les 24 mois, et de ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des 4 années précédentes.
  • Les cessions à des organismes de logement social(bailleurs sociaux, collectivités territoriales) bénéficient d'abattements exceptionnels, pouvant aller jusqu'à 85 %.
  • Les retraités ou invalides sous conditions de revenu fiscal de référence et de patrimoine (art. 150 U III CGI).
Point vigilance résidence principale :si vous déménagez avant la vente, le bien perd son statut de résidence principale au jour du déménagement. Un délai de mise en vente raisonnable — généralement six à douze mois — est admis, à condition que le bien ait été réellement mis sur le marché dès le départ et non laissé vacant. Au-delà, l'administration requalifie en résidence secondaire, avec imposition intégrale.

Calcul du prix d'achat corrigé

La base du calcul n'est pas le prix d'achat nu, mais le prix d'achat corrigé— c'est-à-dire majoré des frais d'acquisition et des travaux admis. Cette correction, prévue par l'article 150 VB CGI, permet de réduire la plus-value imposable, donc l'impôt final.

Prix d'achat corrigé= Prix d'achat + Frais d'acquisition + Travaux

Le mécanisme est simple : plus le prix d'achat corrigé est élevé, plus la plus-value calculée est faible, et donc l'impôt diminue. Chaque tranche de 10 000 € ajoutée au prix d'achat corrigé représente une économie d'environ 3 620 € d'impôt (au taux plein de 36,2 % sans abattement) — soit un levier très puissant quand on peut le mobiliser légalement.

Exemple chiffré. Bien acheté 200 000 €, revendu 350 000 €, détenu 15 ans. Plus-value brute sans correction : 150 000 €. Avec frais d'acquisition forfait 7,5 % (15 000 €) et forfait travaux 15 % (30 000 €), le prix corrigé passe à 245 000 €. La plus-value brute imposable devient alors 350 000 − 245 000 = 105 000 €, soit 45 000 € de moins que sans correction. Après abattements IR (60 % à 15 ans) et PS (24,75 %), l'impôt total atteint environ 21 600 € au lieu de 54 000 € sans correction.

Forfait 7,5 % ou frais réels ?

L'article 150 VB II 3° CGI donne le choix au vendeur entre deux options pour les frais d'acquisition :

  • Le forfait de 7,5 %du prix d'achat, appliqué automatiquement, sans justificatif. C'est l'option retenue par défaut par la plupart des notaires.
  • Les frais réels, détaillés sur justificatifs : frais de notaire, droits de mutation, commission d'agence côté acquéreur, frais de dossier bancaire, etc.

Règle d'arbitrage.Dans l'ancien, les frais de notaire réels sont typiquement de 7 à 8 % — le forfait 7,5 % est donc le plus souvent équivalent ou légèrement supérieur, avec l'avantage de ne pas avoir à retrouver les factures 20 ans après. Dans le neuf (VEFA) en revanche, les frais réels ne dépassent guère 2-3 % — le forfait est alors nettement plus avantageux, parfois de 4 à 5 points.

Bon réflexe :toujours demander au notaire le calcul dans les deux options. C'est lui qui liquide l'impôt et peut arbitrer. Le plus souvent, le forfait l'emporte — mais si des commissions d'agence importantes ont été payées (au-delà de 4 %), les frais réels peuvent devenir plus intéressants.

Forfait 15 % pour les travaux

L'article 150 VB II 4° CGI prévoit un forfait travaux de 15 % du prix d'achat, applicable automatiquement pour les biens détenus depuis plus de 5 ans, sans justificatif. C'est une disposition très favorable, souvent méconnue.

En alternative, le vendeur peut produire les factures réelles des travaux admis : construction, reconstruction, agrandissement, amélioration (salle de bain, cuisine, toiture, isolation, création de surface habitable, etc.), dès lors qu'ils ont été réalisés par une entreprise avec une facture en bonne et due forme. Les travaux d'entretien courant (peinture, petites réparations) et les achats de matériaux pour bricolage personnel sont exclus.

Règle d'arbitrage. Si vous n'avez pas conservé vos factures (ce qui est très fréquent après 10 ou 15 ans), le forfait 15 % est la seule option — et il est souvent généreux. Si vos travaux réels dépassent 15 % du prix d'achat etque vous avez bien conservé toutes les factures d'entreprises, les frais réels sont plus avantageux.

Condition de durée :le forfait 15 % n'est accordé qu'aux biens détenus depuis au moins 5 ans. Pour les cessions plus précoces, seuls les travaux réels justifiés peuvent être déduits. Cette règle incite implicitement à conserver le bien au-delà du seuil des 5 ans, surtout si des travaux importants ont été réalisés.

Les abattements pour durée de détention

L'article 150 VC I du CGI prévoit deux barèmes d'abattement distincts — l'un pour l'IR, l'autre pour les prélèvements sociaux — qui augmentent avec la durée de détention du bien. Ces barèmes sont volontairement asymétriques pour dissocier l'incitation à la détention longue (exonération IR à 22 ans) du maintien des recettes sociales (exonération PS à 30 ans).

Barème IR (19 %) :

  • 0 % jusqu'à 5 ans de détention ;
  • 6 % par an de la 6ᵉ à la 21ᵉ année (soit 96 % à 21 ans) ;
  • +4 % pour la 22ᵉ année (soit 100 %) ;
  • Exonération totale à partir de 22 ans.

Barème PS (17,2 %) :

  • 0 % jusqu'à 5 ans ;
  • 1,65 % par an de la 6ᵉ à la 21ᵉ année (soit 26,4 % à 21 ans) ;
  • +1,60 % pour la 22ᵉ année (soit 28 %) ;
  • +9 % par an de la 23ᵉ à la 30ᵉ année (soit 100 % à 30 ans) ;
  • Exonération totale à partir de 30 ans.

Conséquence pratique : entre 22 et 30 ans, vous ne payez plus d'IR mais vous payez encore des prélèvements sociaux sur une base qui diminue progressivement. Un bien vendu à 25 ans aura 100 % d'abattement IR et seulement 55 % d'abattement PS — il reste donc une imposition résiduelle à 7,7 % (45 % × 17,2 %) sur la plus-value brute.

Seuil psychologique :de nombreux vendeurs attendent 30 ans pour une exonération complète, surtout sur les grosses plus-values. L'écart entre 22 ans et 30 ans représente 8 années d'attente contre une économie d'environ 4,5 % de la plus-value brute — un arbitrage à faire au cas par cas, notamment selon l'inflation attendue et l'usage prévu des fonds.

La surtaxe sur les plus-values élevées

L'article 1609 nonies G du CGI instaure une surtaxe progressive sur les plus-values imposables à l'IR supérieures à 50 000 €. Le taux varie de 2 % à 6 % selon le montant, avec un système de lissage officiel pour éviter les effets de seuil brutaux.

Barème 2026 :

  • Jusqu'à 50 000 € de plus-value imposable : 0 % de surtaxe ;
  • De 50 001 € à 100 000 € : 2 % (avec lissage 50-60 k€) ;
  • De 100 001 € à 150 000 € : 3 % ;
  • De 150 001 € à 200 000 € : 4 % ;
  • De 200 001 € à 250 000 € : 5 % ;
  • Au-delà de 250 000 € : 6 %.

Le seuil de 50 000 € s'apprécie après application des abattements pour durée de détention. Une plus-value brute de 80 000 € après 15 ans de détention (abattement IR 60 %) donne une plus-value imposable de 32 000 € — largement sous le seuil, donc pas de surtaxe. La même plus-value brute de 80 000 € après 10 ans (abattement 30 %) donne 56 000 € imposables : la surtaxe s'applique.

Exemple chiffré complet. Plus-value imposable de 120 000 € après 15 ans. Abattements appliqués sur la brute. Le calcul de la surtaxe : 120 000 € × 3 % = 3 600 €. Cette somme s'ajoute à l'IR (22 800 €) et aux PS (environ 15 545 € après abattement de 24,75 %), pour un impôt total autour de 42 000 € — soit 35 % de la plus-value imposable.

Stratégie indivision/communauté : pour un couple marié sous régime de communauté vendant un bien commun, le seuil de 50 000 € s'apprécie par époux. Une plus-value imposable de 90 000 € se répartit en deux quotes-parts de 45 000 € chacune, toutes deux sous le seuil — pas de surtaxe. Cette mécanique permet d'éviter la surtaxe dans la plupart des cas où la plus-value reste en dessous de 100 000 €.

Exonérations particulières

Au-delà de l'exonération emblématique de la résidence principale, plusieurs régimes dérogatoires méritent attention. Ils ne s'appliquent qu'à des situations spécifiques et demandent souvent l'avis d'un notaire pour être sécurisés.

  • Première cession d'un logement autre que la résidence principale(art. 150 U II 1° bis CGI), sous conditions cumulatives : remploi de tout ou partie du produit dans l'achat d'une résidence principale dans les 24 mois, et non-propriété de sa résidence principale au cours des 4 années précédentes.
  • Expropriation pour cause d'utilité publiqueavec remploi de l'indemnité dans les 12 mois.
  • Non-résidents fiscaux de l'Union européenne : exonération dans la limite de 150 000 € de plus-value nette, pour leur ancienne résidence principale française, sous conditions de délai.
  • Ventes inférieures à 15 000 € — par bien et par vendeur.
  • Retraités et titulaires de carte d'invaliditésous conditions de revenu fiscal de référence et d'absence d'imposition à l'ISF/IFI.
  • Cessions au profit d'organismes HLM ou de collectivités— abattements renforcés jusqu'à 85 % du gain imposable, voire exonération totale selon les cas.

Ces régimes ne sont pas intégrés dans le calculateur, qui applique uniquement le droit commun. Pour toute situation sortant du cas standard, le notaire reste la ressource de référence : il connaît l'ensemble des dispositifs et leurs conditions de mise en œuvre.

Qui paie : le notaire ou le vendeur ?

La plus-value est un impôt prélevé à la source. Le notaireen est l'acteur central : il calcule l'impôt le jour de la vente, déduit le montant du prix de vente, verse au vendeur le solde net, et dépose la déclaration n° 2048-IMM auprès des services de la publicité foncière. Le vendeur n'a rien à avancer — l'impôt est retenu directement sur les fonds issus de la vente.

Cette automatisation explique pourquoi il est crucial de connaître le montant attendu avant la vente. Un écart de 10 000 € entre l'estimation et le décompte notarial peut faire basculer une décision — vente, maintien en location, attente d'une année supplémentaire. C'est précisément à quoi sert un calculateur : donner une estimation fiable à ±5 % du montant final.

Côté vendeur, une obligation déclarative demeure : reporter la plus-value (exonérée ou non) sur la déclaration annuelle de revenus, dans la case dédiée aux plus-values immobilières. Le montant est déjà versé, il ne sera pas réclamé à nouveau, mais il peut modifier le revenu fiscal de référence et donc impacter d'autres droits sociaux (bourses étudiantes, APL, etc.).

En cas de désaccord avec le notaire : le vendeur peut contester le calcul dans le délai de réclamation fiscale de trois ans. La procédure passe par le service des impôts du bien cédé, puis éventuellement le tribunal administratif. Dans les faits, les erreurs sont rares — les notaires disposent de logiciels de liquidation dédiés. Les désaccords portent le plus souvent sur la qualification des travaux (admis ou non en déduction) plus que sur les barèmes.

La réforme 2026 en débat

Le 3 novembre 2025, un amendement a été adopté par l'Assemblée nationale visant à ramener la durée d'exonération IR de 22 à 17 ans pour les résidences secondaires — une réforme qui bouleverserait le calcul pour des centaines de milliers de propriétaires.

Au premier trimestre 2026, cette réforme n'a pasété inscrite définitivement dans la loi de finances 2026. Le régime en vigueur reste celui des 22 ans pour l'IR et 30 ans pour les PS. Notre calculateur applique le barème actuellement opposable. Il sera mis à jour immédiatement en cas de changement, avec un bandeau informant de la transition.

Conseil pratique pour les vendeurs proches du seuil : si vous détenez un bien depuis 17 à 21 ans et envisagez de vendre, une veille législative active est recommandée. Une adoption de la réforme pourrait rendre une vente immédiate fiscalement bien plus avantageuse — à l'inverse, un report en attendant l'issue du débat parlementaire reste prudent si le projet semble compromis.

Questions fréquentes

La plus-value sur ma résidence principale est-elle vraiment exonérée ?

Oui, totalement. Dès lors que le bien constitue votre résidence principale habituelle et effective à la date de la vente, la plus-value est intégralement exonérée (art. 150 U II 1° CGI), quelle que soit la durée de détention et le montant du gain. Attention toutefois : si vous quittez le logement avant la vente, le bien doit être vendu dans un délai raisonnable — généralement moins d'un an — pour conserver le bénéfice de l'exonération. Un déménagement trop précoce requalifie le bien en résidence secondaire, avec toutes les conséquences fiscales associées.

Forfait 7,5 % ou frais réels : lequel choisir ?

Le forfait 7,5 % du prix d'achat s'applique automatiquement sans justificatif. Dans l'ancien, les frais de notaire réels tournent autour de 7-8 % — le forfait est donc généralement équivalent ou légèrement supérieur. Dans le neuf (TVA), les frais réels ne dépassent guère 2-3 %, rendant le forfait largement plus avantageux. En pratique : toujours comparer les deux, mais le forfait gagne dans l'écrasante majorité des cas. Les frais réels ne deviennent intéressants que si vous avez payé des commissions d'agence ou frais supplémentaires non inclus dans l'acte notarié.

Puis-je déduire mes travaux de la plus-value ?

Oui, sous conditions strictes. Seuls les travaux de construction, reconstruction, agrandissement ou amélioration, réalisés par une entreprise et justifiés par une facture, peuvent être déduits. Les travaux d'entretien courant (peinture, réparations mineures) ne le sont pas, pas plus que les matériaux achetés seul pour bricolage personnel. Si vous détenez le bien depuis plus de 5 ans, vous pouvez opter pour un forfait de 15 % du prix d'achat, sans avoir à produire la moindre facture — solution très avantageuse si vous n'avez pas conservé vos justificatifs.

Qu'est-ce que la surtaxe sur les plus-values élevées ?

Il s'agit d'une taxe additionnelle créée par l'article 1609 nonies G du CGI, qui s'applique quand la plus-value imposable (après abattements) dépasse 50 000 €. Le taux est progressif, de 2 % à 6 %, avec un système de lissage pour éviter les effets de seuil brutaux. Elle ne concerne pas les terrains à bâtir, ni les cas où la plus-value est totalement exonérée. Pour un couple marié sous communauté vendant un bien commun, le seuil de 50 000 € s'apprécie par époux — ce qui permet très souvent d'y échapper via l'effet de quote-part.

Pourquoi les abattements IR et PS sont-ils calculés séparément ?

Le législateur a choisi des rythmes différents pour dissocier l'incitation fiscale à la détention longue (exonération IR à 22 ans) du maintien des recettes sociales (exonération PS à 30 ans). L'IR s'efface à un rythme rapide (6 % par an de 6 à 21 ans, puis 4 % la 22ᵉ année), les PS à un rythme plus lent (1,65 % puis 1,60 % puis 9 % par an à partir de la 23ᵉ année). Conséquence : entre 22 et 30 ans de détention, vous ne payez plus d'IR mais encore des prélèvements sociaux résiduels. Cette asymétrie explique pourquoi beaucoup de vendeurs attendent 30 ans pour une exonération complète.

Qui calcule et paie la plus-value ?

Le notaire. Lors de la vente, il calcule la plus-value imposable, la surtaxe éventuelle et les prélèvements sociaux, puis retient ces sommes sur le prix de vente avant de verser le solde au vendeur. Il dépose la déclaration n° 2048-IMM auprès des services de la publicité foncière. Le vendeur doit néanmoins reporter la plus-value (exonérée ou non) sur sa déclaration annuelle, dans la case dédiée aux plus-values immobilières. Ce calculateur fournit le montant attendu — il reste à vérifier avec le décompte définitif du notaire le jour de la vente.

La réforme à 17 ans est-elle applicable ?

Pas encore. L'amendement adopté par l'Assemblée nationale le 3 novembre 2025 visait à ramener la durée d'exonération IR de 22 à 17 ans pour les résidences secondaires. Mais son inscription définitive dans la loi de finances 2026 a été débattue, et au premier trimestre 2026 le régime en vigueur reste celui des 22 ans. Ce calculateur applique le barème actuellement opposable. En cas de changement ultérieur, nous mettrons l'outil à jour et signalerons l'éventuelle rétroactivité — à surveiller de près pour les vendeurs proches du seuil des 17 ans.

Que faire en cas de moins-value ?

Si le prix de vente corrigé est inférieur au prix d'achat majoré des frais et travaux, vous réalisez une moins-value. Aucun impôt n'est dû, ce qui est la bonne nouvelle. Mais contrairement aux plus-values boursières, une moins-value immobilière n'est pas déductible des plus-values futures, sauf cas particuliers très restreints (expropriation, cessions ultérieures dans un lot de biens acquis ensemble). En pratique, la moins-value est tout simplement perdue fiscalement — d'où l'importance d'éviter les ventes précipitées quand le marché est défavorable.

Avant la vente

Un bail en règle protège votre plus-value.

Un bien loué en règle se revend mieux et plus vite : diagnostics à jour, bail conforme, locataire en place ou congé pour vente propre. Notre générateur produit un bail blindé en 5 minutes.

Voir les contrats à 5 €✓ Sans inscription✓ Téléchargement immédiat

Calculez votre plus-value en 1 minute

Barème officiel CGI 2026 + abattements IR et PS + surtaxe progressive avec lissage + exonération résidence principale + gestion moins-value. Recalcul instantané à chaque modification.

Lancer le calculateur

Autres outils utiles : Rentabilité locative · Calculateur IRL · Congé pour vente · Bail d'habitation